
Les compétitions réunissent de nombreux participants, jusqu'à plus de cent archers par pelotons.
La sécurité est assurée par des officiers encadrant chaque peloton.
Les hommes, les femmes et les jeunes sont classés en catégories différentes et tirent à des distances différentes elles aussi.
Les tirs vont de 70 à 255 mètres (80 à 280 yards), et les angles utilisés, de 45 à 80 degrés, doivent permettre le tir en cloche nécessaire pour passer les obstacles dissimulant parfois les marques.
Les marques sont constituées d'un piquet supportant une forme peinte représentant un archange, un arbre, un guerrier, un oiseau, un dragon, etc.


Au Moyen Âge, époque de guerres et de conquêtes, existaient toutes sortes d'armes de jet (arc court, arc long, arbalète).
Très usitée dans les temps anciens, l'arme de jet perdit de ses attraits durant cette époque médiévale où les chevaliers dominaient les territoires. Leur code d'honneur rejetait l'arc, qui était considéré comme arme de lâche.
Toutefois les archers demeuraient utiles lors des sièges et des batailles. Ils avaient pour eux l'avantage de pouvoir tuer leurs ennemis à distance, sans engager de combats au corps à corps. Ils agissaient en formations compactes, et leurs flèches pouvaient percer une armure à moins de 100 mètres.
Leur action fut déterminante au cours des batailles d'Hastings (1066), de Crécy (1346), d'Azincourt (1415)...
Désavantagés lorsqu'ils se battaient hors de leur île, les Anglais firent grand usage des archers et de leurs "Longbows". Ils développèrent la tactique du tir de barrage : plutôt que de viser une cible individuelle, ils lui préféraient la zone qu'occupait l'ennemi. Ils étaient capables, en outre, de tirer plus de 6 flèches à la minute.
Les souverains anglais encouragèrent et entretinrent la pratique du tir à l'arc qu'ils rendirent obligatoire. Il payèrent la formations de compagnies, attribuèrent des pensions aux archers...
De la qualité des tirs plongeants, ou tirs en cloche, pouvait dépendre l'issue d'une bataille. Cette importance stratégique nécessitait d'organiser des entraînements à des distances variables, sur des configurations de terrain diverses et variées. Ainsi les hommes formèrent des pelotons qui battaient la campagne, tirant de marque en marque.
Cette pratique portait aussi le nom de tir d'artillerie, qui viendrait du français "arc-tirer".


(Fraternity of Saint Georges).
Deux d'entre elles se déroulent en France au château de Mont-L'évêque
, près de Senlis, dans l'Oise :
L'Oriflamme (du latin aurea flamma, "flamme d'or"), symbole de ralliement des armées médiévales de la France, rend honneur aux archers français. Il s'agissait, à l'origine, de la bannière de l'abbaye de Saint-Denis que Philippe Ier fit figurer à côté de l'étendard de France quand il réunit le Vexin français au domaine royal (1077). Louis VI fut le premier à le faire porter l'oriflamme dans les armées royales (1124). Adopté par les rois de France du XIIe siècle au XVe siècle, il a été déployé pour la dernière fois par Louis XI (1465). Des écrits du XIVe siècle décrivent Clovis comme le premier destinataire de l'Oriflamme.